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Prix d’une douche à l’italienne : combien prévoir ?
Le prix d’une douche à l’italienne dépend surtout du type de receveur (carrelé ou prêt à poser), de l’adaptation de l’évacuation et de la qualité de l’étanchéité. En rénovation, le budget grimpe souvent à cause des reprises de plomberie et de sol.
Fourchettes de prix (pose comprise)
- Entrée de gamme (receveur extra-plat prêt à carreler, paroi simple, robinetterie standard) : 1 800 à 3 500 €
- Milieu de gamme (caniveau de qualité, paroi anticalcaire, mitigeur thermostatique, finitions soignées) : 3 500 à 6 500 €
- Haut de gamme (grandes dimensions, niches, carrelage premium, encastrés, sur-mesure) : 6 500 à 12 000 € et +
À noter : en construction neuve, l’intégration est plus simple ; en rénovation d’appartement, l’accès à la chute et la hauteur disponible peuvent imposer un rehaussement ou un receveur spécifique.
Ce qui fait varier le budget
- Évacuation : diamètre, position, création d’une pente, dépose du plancher.
- Étanchéité : système complet (SPEC/SEL, bandes, angles) et temps de mise en œuvre.
- Revêtement : mosaïque (plus long à poser) vs grands carreaux (moins de joints).
- Paroi : standard, sur-mesure, traitement anticalcaire, type de fixation.
- Accessibilité : barres d’appui, siège, mitigeur à hauteur adaptée.
Normes et règles à respecter
Une douche à l’italienne doit avant tout être étanche et sécurisée. En France, plusieurs textes encadrent les installations, notamment dans les salles d’eau.
Électricité : volumes et protection (NF C 15-100)
Les équipements électriques doivent respecter les volumes autour de la zone de douche (emplacement des luminaires, prises interdites, indice IP adapté). En pratique : évitez toute prise trop proche et privilégiez des luminaires prévus pour milieux humides.
Étanchéité : règles professionnelles (SPEC/SEL)
En douche à l’italienne, l’étanchéité ne se résume pas à un « joint silicone ». On s’appuie sur des systèmes d’étanchéité sous carrelage (SPEC) ou une étanchéité liquide (SEL), avec :
- primaire d’accrochage adapté au support,
- membrane ou résine,
- bandes d’angles, manchons pour traversées de tuyaux,
- traitement des jonctions sol/mur et points singuliers.
Accessibilité : penser à l’usage (PMR et confort)
Sans être une obligation en maison individuelle, une douche de plain-pied est idéale pour anticiper la perte de mobilité. Quelques repères utiles : espace de circulation, absence de ressaut, sol antidérapant, et possibilité d’ajouter des équipements (barre, siège).
Matériaux et options : carrelage, receveur, paroi
Receveur carrelé (forme « traditionnelle »)
On crée une forme de pente dans le sol puis on carrele. Avantages : rendu totalement intégré, dimensions libres. Inconvénients : très technique (pente + étanchéité), délai plus long, risque de malfaçon si mal réalisé.
Receveur prêt à poser (extra-plat ou à carreler)
Un receveur extra-plat (résine, céramique, acrylique) ou prêt à carreler (mousse rigide type XPS) simplifie la gestion des pentes et sécurise l’étanchéité. C’est souvent le meilleur compromis en rénovation.
Évacuation : bonde centrale ou caniveau
- Bonde : pose plus classique, pente en « 4 pans » possible.
- Caniveau : esthétique, pratique avec grands carreaux, mais exige une pose très précise (alignement, hauteur, accès entretien).
Revêtement : antidérapant et joints
Choisissez un carrelage antidérapant (important en plain-pied). La mosaïque facilite la pente, mais multiplie les joints (entretien). Les grands carreaux limitent les joints, mais demandent une pente bien maîtrisée.
Étapes de réalisation (du support aux finitions)
Voici une trame de chantier typique en rénovation. Selon votre logement, certaines étapes (démolition, ragréage, reprise du plancher) sont plus ou moins lourdes.
- Diagnostic : hauteur disponible, position de la chute, état du support (dalle béton, plancher bois), repérage des réseaux.
- Dépose : retrait de l’ancienne douche/baignoire, évacuation des gravats, mise à nu des supports.
- Plomberie : adaptation de l’évacuation (pente, diamètre), position de la bonde/caniveau, test d’écoulement.
- Création du support : forme de pente ou pose du receveur ; ragréage si nécessaire.
- Étanchéité : mise en œuvre complète (primaire + membrane/résine + bandes + manchons), respect des temps de séchage.
- Pose du carrelage : collage, coupes, alignements, puis jointement adapté aux zones humides.
- Finitions : paroi, robinetterie, joints souples (silicone sanitaire) en périphérie, accessoires.
- Essais : test d’étanchéité et d’écoulement, contrôle des pentes, absence de stagnation.
Conseil : conservez un accès à la bonde ou au siphon (trappe, caniveau démontable). Cela évite de tout casser en cas d’entretien ou de bouchon.
Entretien et durabilité
Une douche à l’italienne bien conçue se maintient facilement, à condition de limiter le calcaire et de surveiller les joints.
- Après la douche : raclette sur paroi et sol pour réduire les dépôts.
- Nettoyage hebdomadaire : produit doux (éviter les acides forts sur pierres naturelles).
- Joints : vérifier noircissement, fissures ou décollement ; refaire un joint silicone dès qu’il se dégrade.
- Évacuation : retirer cheveux et résidus régulièrement ; démonter le cache du caniveau si présent.
Erreurs fréquentes et comment les éviter
1) Sous-estimer l’importance de l’étanchéité
Le carrelage et les joints ne suffisent pas. Sans SPEC/SEL correctement posé, l’eau migre vers la dalle ou le plancher : moisissures, dégâts chez vous ou chez le voisin. Exigez un système complet, et pas uniquement un « coup de silicone ».
2) Pente insuffisante ou mal orientée
Une pente trop faible provoque une stagnation et des traces. Visez une pente régulière vers la bonde/caniveau, sans contre-pentes. C’est un point de contrôle majeur à la réception.
3) Évacuation inadaptée (débit insuffisant)
Une douche pluie et un grand débit nécessitent une évacuation dimensionnée. Sinon : débordements, remontées d’odeurs, siphon qui se désamorce. Faites valider le diamètre et le débit par un pro.
4) Choix de carrelage glissant
Un sol trop lisse devient dangereux. Privilégiez un revêtement adapté aux pièces humides et évitez les finitions polies au sol.
5) Oublier les détails qui font la longévité
- pas d’accès au siphon,
- bandes d’angles non posées,
- paroi mal alignée (fuites hors zone),
- joints ciment mal protégés dans les zones très sollicitées.
Quand faire appel à un professionnel ?
Si vous êtes bon bricoleur, certains lots (dépose, peinture, pose d’accessoires) sont accessibles. En revanche, pour une douche à l’italienne, il est prudent de confier à un professionnel :
- l’étanchéité (points singuliers, jonctions, traversées),
- la plomberie (évacuation, pente, débit),
- la pose du receveur/caniveau (niveau et alignement),
- les supports en plancher bois (risques de flexion et fissures).
Demandez un devis détaillé (système d’étanchéité, références, étapes) et une attestation d’assurance décennale. C’est un vrai filet de sécurité en cas de fuite.
Conclusion
Réussir une douche à l’italienne, c’est surtout maîtriser l’invisible : support, pente, évacuation et étanchéité. Le prix varie fortement selon la configuration et les finitions, mais les économies sur l’étanchéité se payent presque toujours plus cher ensuite. En cas de doute, faites valider la conception (débit, pente, système SPEC/SEL) par un artisan qualifié : c’est la meilleure façon d’obtenir une douche durable, confortable et sans mauvaises surprises.
FAQ
Quel budget minimum pour une douche à l’italienne en rénovation ?
Comptez généralement au moins 1 800 à 3 500 € pose comprise pour une solution simple (receveur extra-plat, paroi standard). En rénovation lourde, le budget augmente vite.
Faut-il obligatoirement un receveur pour une douche à l’italienne ?
Non. Une douche à l’italienne peut être carrelée avec pente intégrée. Cependant, un receveur prêt à poser réduit les risques liés à la pente et à l’étanchéité.
Quelle pente prévoir pour éviter l’eau stagnante ?
Il faut une pente régulière vers l’évacuation. L’objectif est d’éviter toute contre-pente et toute zone plate où l’eau reste. Le contrôle se fait idéalement avant carrelage et à la réception.
Caniveau ou bonde : que choisir ?
Le caniveau est esthétique et pratique avec grands carreaux, mais demande une pose précise et un accès d’entretien. La bonde est plus classique et souvent plus simple à mettre en œuvre.
Quels sont les signes d’une étanchéité défaillante ?
Joints qui noircissent rapidement, odeurs persistantes, carrelage qui sonne creux, traces d’humidité sur les murs/plafonds voisins ou chez le voisin du dessous : ce sont des alertes à traiter sans attendre.