Besoin d'un professionnel pour vos travaux ?
Recevez jusqu'à 3 devis gratuits et sans engagement.
Les critères décisifs selon votre logement
Pour trancher entre baignoire et douche, partez de l’usage réel et des contraintes du lieu. Les critères suivants reviennent dans la majorité des projets de rénovation de salle de bains.
- Surface disponible : une douche bien conçue peut tenir dans un format compact, là où une baignoire impose une longueur minimale.
- Profil des occupants : enfants en bas âge, seniors, sportifs, télétravail… le rythme de vie change tout.
- Accessibilité : une douche de plain-pied (type italienne) facilite l’accès et réduit le risque de chute.
- Configuration technique : évacuation, hauteur de plancher, murs porteurs, état du carrelage, ventilation.
- Entretien : parois vitrées, joints, receveur, tablier de baignoire… certains choix demandent plus d’attention.
- Valeur de revente : dans certains marchés, conserver au moins une baignoire peut rassurer les familles.
Choisir selon la surface de la salle de bains
Petite salle de bains (moins de 4 m²)
Dans un espace réduit, la douche s’impose souvent. Une douche à l’italienne ou un receveur extra-plat permet de libérer visuellement la pièce et de gagner de la circulation. Pensez aussi aux solutions compactes : douche d’angle, paroi pivotante, rangements en niche.
- Recommandation : douche 80×80 cm minimum, idéalement 90×90 cm si possible.
- Astuce : privilégiez une paroi transparente et un carrelage clair pour agrandir l’espace.
Salle de bains moyenne (4 à 7 m²)
Vous pouvez choisir en fonction de l’usage : douche confortable (120×80 cm) ou baignoire standard (170×70 cm). C’est aussi la zone où la solution baignoire-douche (baignoire avec pare-baignoire vitré et colonne de douche) devient pertinente si vous voulez le meilleur des deux mondes.
Grande salle de bains (plus de 7 m²)
Si la place le permet, le duo baignoire + douche est souvent le plus polyvalent, surtout en maison. Une douche spacieuse améliore le confort quotidien, la baignoire sert ponctuellement (détente, enfants) et peut renforcer l’attrait du bien.
Appartement vs maison : contraintes et opportunités
En appartement
Les contraintes typiques sont la copropriété, le bruit, l’accès chantier et parfois une ventilation perfectible. La douche, surtout en rénovation, est souvent plus simple à intégrer et plus cohérente avec une salle de bains compacte.
- Point de vigilance : l’étanchéité et l’évacuation. Une douche à l’italienne peut nécessiter une réservation suffisante dans le sol ; sinon, un receveur extra-plat est une alternative sûre.
- Règlement de copropriété : vérifiez les horaires de travaux et les règles concernant les évacuations/colonnes.
En maison
La maison offre plus de flexibilité, notamment si vous avez plusieurs salles d’eau. Un bon compromis : une douche au quotidien (suite parentale, rez-de-chaussée) et une baignoire dans la salle de bains familiale.
- Confort : possibilité de douche XXL, de baignoire îlot ou de rangements intégrés.
- Accessibilité : au rez-de-chaussée, une douche de plain-pied est un vrai plus à long terme.
Coûts : budget, postes de dépenses et facteurs de prix
Le budget dépend plus de la complexité (dépose, plomberie, étanchéité, carrelage) que du simple choix baignoire/douche. Voici des ordres de grandeur courants pour des travaux réalisés par un pro (matériel + pose), variables selon régions et finitions.
Prix d’une douche
- Douche avec receveur : environ 1 800 à 4 500 €.
- Douche à l’italienne : environ 3 000 à 8 000 € (voire plus en haut de gamme).
Prix d’une baignoire
- Baignoire standard : environ 1 500 à 4 000 € avec robinetterie et habillage.
- Baignoire îlot ou haut de gamme : souvent 4 000 à 10 000 €+ selon modèle et contraintes.
Ce qui fait varier la facture
- Déplacement des arrivées/évacuations (gros impact).
- Étanchéité (SPEC, natte, receveur à carreler) et reprise des supports.
- Carrelage : format, qualité, complexité des découpes.
- Robinetterie : mitigeur thermostatique, encastré, colonnes hydro.
- Parois : fixe, pivotante, sur mesure, traitement anticalcaire.
Contraintes techniques : plomberie, évacuation, étanchéité
Évacuation : le point clé pour une douche (surtout italienne)
Une douche à l’italienne demande une pente régulière et une évacuation adaptée (diamètre, débit, hauteur disponible). En rénovation, on se heurte souvent à un manque de place pour encastrer le siphon et créer la pente.
- Alternative : receveur extra-plat (plus simple) ou surélévation discrète.
- Objectif : éviter l’eau stagnante et les débordements.
Étanchéité : indispensable des deux côtés
Que vous posiez une baignoire ou une douche, l’étanchéité des parois et des raccords est cruciale pour prévenir infiltrations et moisissures. Une douche carrelée nécessite un système complet (produits d’étanchéité sous carrelage, bandes d’angles, traitement des points singuliers).
Ventilation et humidité
Dans une salle de bains, une VMC efficace limite les condensations. Une douche utilisée plusieurs fois par jour peut accentuer l’humidité ; dans un logement mal ventilé, anticipez le sujet (contrôle VMC, entrées d’air, porte détalonnée).
Matériaux et options : confort, sécurité, entretien
Receveur et parois de douche
- Receveur acrylique : léger, économique, mais sensible aux rayures.
- Résine / charge minérale : aspect moderne, antidérapant possible, bon compromis.
- Céramique : très durable, mais plus lourd.
- Paroi : préférez un verre sécurit, et si possible un traitement anticalcaire.
Baignoire : matériaux et ergonomie
- Acrylique : le plus courant, bon rapport qualité/prix.
- Fonte / acier émaillé : durable, conserve bien la chaleur (plus lourd).
- Formes : droite, d’angle, asymétrique, îlot. Vérifiez l’accès aux réseaux pour l’entretien.
Sécurité et accessibilité
Pour limiter les risques de glissade, visez :
- un revêtement antidérapant (receveur classé PN/adhérence),
- une barre d’appui si besoin,
- un siège de douche (rabattable) dans les projets évolutifs,
- un mitigeur thermostatique pour éviter les brûlures.
Étapes de mise en œuvre (rénovation)
- Diagnostic : mesures, état des supports, emplacement des réseaux, ventilation.
- Choix de la solution : douche, baignoire, ou baignoire-douche selon usages et surface.
- Dépose : démontage, évacuation des gravats, protection des zones communes (appartement).
- Plomberie : adaptation des arrivées d’eau, évacuation, tests d’étanchéité.
- Étanchéité : traitement des murs/sol, bandes, points singuliers.
- Pose : receveur/baignoire, robinetterie, parois, faïence/carrelage.
- Finitions : joints silicone sanitaires, réglages, nettoyage, essais en eau.
Conseil pratique : conservez un accès possible au siphon (trappe, tablier démontable) quand c’est envisageable.
Erreurs fréquentes à éviter
- Sous-dimensionner la douche : une douche trop petite devient inconfortable au quotidien.
- Négliger l’étanchéité : c’est la cause n°1 des sinistres et des moisissures.
- Choisir une paroi inadaptée : ouverture gênée, projections d’eau, entretien difficile.
- Oublier la ventilation : même un bel aménagement vieillit mal si l’humidité stagne.
- Penser uniquement revente : il faut un équilibre entre confort d’usage et attractivité du bien.
- Se lancer sans plan : emplacement des meubles, sens d’ouverture, prises, éclairage.
Quand faire appel à un professionnel ?
Un bricoleur averti peut remplacer une baignoire par une baignoire équivalente ou poser un receveur prêt à poser dans certains cas. En revanche, faites appel à un professionnel (plombier, carreleur) si :
- vous créez une douche à l’italienne (pente, étanchéité, évacuation),
- vous déplacez les réseaux d’eau/évacuation,
- le support est dégradé (ancien carrelage, plancher bois, fissures),
- vous êtes en appartement avec risque d’infiltration chez le voisin,
- vous visez une conformité et des garanties (assurance, décennale).
Conclusion
Pour choisir entre baignoire et douche selon votre logement, la logique est simple : petites surfaces et usage quotidien penchent vers la douche, tandis que logements familiaux et grandes salles de bains valorisent la polyvalence d’une baignoire (ou d’un duo baignoire + douche). Avant de décider, vérifiez surtout l’évacuation, l’étanchéité et la ventilation : ce sont eux qui conditionnent la réussite et la durabilité des travaux. En cas de doute, un diagnostic sur place par un pro évite des erreurs coûteuses.
FAQ
Une douche à l’italienne est-elle possible dans tous les logements ?
Pas toujours. Il faut une hauteur disponible suffisante pour le siphon et la pente d’écoulement. En rénovation, un receveur extra-plat est souvent l’alternative la plus simple et sûre.
Faut-il absolument une baignoire pour la revente ?
Tout dépend du marché et du type de bien. Dans un logement familial, une baignoire peut être un atout. Dans un studio ou un petit T2, une belle douche bien pensée est souvent mieux valorisée.
Quelle taille minimale pour une douche confortable ?
Visez au minimum 80×80 cm, mais 90×90 cm apporte un vrai confort. Si l’espace le permet, 120×80 cm est un excellent standard.
Baignoire-douche : bon compromis ou fausse bonne idée ?
C’est un bon compromis si vous choisissez une paroi adaptée et un revêtement antidérapant. En revanche, l’accès reste moins pratique qu’une douche de plain-pied pour les personnes âgées.
Quel est l’élément le plus important pour éviter les fuites ?
La qualité de l’étanchéité (système sous carrelage, joints, traitement des angles) et une mise en œuvre soignée. C’est le poste où il ne faut pas chercher à économiser à tout prix.