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Les critères pour bien choisir
Avant de comparer les appareils, partez de vos contraintes réelles :
- Surface et isolation : une petite salle de bains bien isolée n’a pas les mêmes besoins qu’une pièce froide sur murs extérieurs. En rénovation, l’isolation (murs, plafond, fenêtres) est souvent plus rentable que surdimensionner le chauffage.
- Confort recherché : chaleur douce et uniforme (plancher), montée en température rapide (soufflant), ou compromis (sèche-serviettes + soufflerie).
- Fréquence d’usage : usage quotidien le matin = programmation utile ; salle d’eau d’appoint = chauffage d’appoint suffisant.
- Énergie disponible : électricité, réseau d’eau chaude (chaudière), pompe à chaleur, ou mixte.
- Contraintes de sécurité : volumes de protection, indice IP, distances par rapport à la douche/baignoire. En pratique, la salle de bains impose des règles strictes et un circuit protégé (différentiel 30 mA).
- Esthétique et encombrement : un sèche-serviettes structure souvent l’aménagement ; un plancher chauffant libère les murs.
Comparatif des principales options
1) Radiateur sèche-serviettes électrique
Le sèche-serviettes est la solution la plus répandue en rénovation, car simple à installer et pensée pour l’humidité.
- Avantages : installation rapide, large choix de puissances et de formats, serviettes sèches, programmation possible, bonne réactivité.
- Inconvénients : consommation électrique en cas d’usage intensif ; confort moins homogène qu’un plancher chauffant ; emplacement parfois contraint.
- À privilégier si : vous voulez un bon compromis coût/confort, sans gros travaux.
2) Sèche-serviettes à eau chaude (chauffage central)
Raccordé à la chaudière (gaz, fioul, PAC), il chauffe via le réseau d’eau chaude.
- Avantages : coût d’usage souvent inférieur à l’électrique si la production de chaleur est déjà optimisée ; chaleur agréable ; cohérence avec le reste du logement.
- Inconvénients : dépendance aux périodes de chauffe (sauf modèle mixte) ; travaux de plomberie ; équilibrage du réseau parfois nécessaire.
- À privilégier si : votre installation de chauffage central est récente/performante et la salle de bains est proche des réseaux.
3) Sèche-serviettes mixte (eau + électrique)
Il fonctionne sur le chauffage central en hiver et peut être utilisé en électrique en intersaison.
- Avantages : confort toute l’année, serviettes sèches même hors saison, bon compromis.
- Inconvénients : plus cher à l’achat ; pose plus technique (plomberie + électricité).
- À privilégier si : vous voulez chauffer ponctuellement au printemps/automne sans relancer toute la chaudière.
4) Radiateur soufflant (appoint)
Le soufflant apporte une chaleur immédiate, utile pour “coup de chaud” avant la douche, mais rarement suffisant comme chauffage principal.
- Avantages : montée en température très rapide, peu coûteux à l’achat, idéal en appoint.
- Inconvénients : sensation moins confortable (air soufflé), bruit, consommation élevée si utilisé longtemps, assèchement de l’air.
- À privilégier si : petite salle d’eau d’appoint, besoin ponctuel, ou en complément d’un sèche-serviettes.
5) Plancher chauffant électrique
Il diffuse une chaleur uniforme au sol (très appréciable pieds nus), souvent via trame ou câble chauffant sous carrelage.
- Avantages : confort haut de gamme, chaleur homogène, libère les murs, silencieux.
- Inconvénients : travaux plus lourds (dépose/repose du sol), hausse d’épaisseur, temps de chauffe plus long, coût d’usage électrique à surveiller.
- À privilégier si : rénovation complète de la salle de bains avec changement de revêtement, recherche de confort maximal.
6) Plancher chauffant hydraulique
Alimenté par une chaudière ou une pompe à chaleur, il est très efficace en basse température (notamment avec PAC).
- Avantages : excellent confort, bon rendement avec générateur performant, faible température de départ.
- Inconvénients : travaux importants, complexité (collecteur, régulation), rarement rentable pour une seule petite pièce si le réseau n’existe pas.
- À privilégier si : rénovation globale ou extension avec création/extension d’un plancher chauffant existant.
7) Radiateur électrique “classique” (inertie, panneau, convecteur)
Possible en salle de bains si adapté (IP, classe) et correctement positionné, mais il ne sèche pas les serviettes.
- Avantages : choix large, peut être performant (inertie), pilotage possible.
- Inconvénients : pas de fonction sèche-serviettes, encombrement mural, confort variable selon technologie.
- À privilégier si : vous avez déjà un sèche-serviettes ailleurs ou peu de besoin de séchage.
Prix : ordres de grandeur et facteurs de coût
Les prix varient selon la puissance, la marque, la régulation et la complexité de pose. Ordres de grandeur (fourniture + pose, hors rénovation lourde) :
- Sèche-serviettes électrique : ~200 à 900 € (appareil) ; ~150 à 400 € de pose si circuit/arrivée existe.
- Sèche-serviettes eau chaude : ~250 à 900 € ; pose plomberie souvent ~300 à 800 € selon accessibilité et reprises de réseau.
- Mixte : ~400 à 1200 € ; pose ~400 à 1000 €.
- Soufflant mural : ~80 à 300 € ; pose ~150 à 350 € (selon alimentation et emplacement).
- Plancher chauffant électrique : ~50 à 100 €/m² de kit ; avec ragréage, revêtement et main-d’œuvre, le budget grimpe souvent à plusieurs milliers d’euros sur une salle de bains complète.
Facteurs qui font monter la facture : création de ligne électrique dédiée, déplacement de points d’eau, reprise de carrelage, ragréage/étanchéité, ajout de régulation (programmateur, fil pilote, thermostat connecté), et accès difficile aux réseaux.
Étapes de mise en œuvre (selon les cas)
Installer un sèche-serviettes (électrique ou eau chaude)
- Dimensionner la puissance selon le volume de la pièce et son niveau d’isolation (mieux vaut viser une chauffe rapide sans surconsommer).
- Choisir l’emplacement : accessible, pratique pour les serviettes, et conforme aux règles de sécurité en salle d’eau.
- Préparer les arrivées : alimentation électrique protégée (électrique) ou raccordement aller/retour + purge (eau chaude).
- Fixation et raccordement : supports solides, raccords adaptés, étanchéité, mise à niveau.
- Réglages : programmation, consignes, test de montée en température, purge et vérification d’absence de fuites (hydraulique).
Installer un plancher chauffant électrique
- Diagnostic du support (planéité, humidité) et préparation (primaire, ragréage si besoin).
- Pose de l’isolant si prévu, puis de la trame/câble selon le calepinage (zones sans chauffage sous meubles fixes).
- Pose de la sonde et raccordement au thermostat.
- Enrobage (mortier/ragréage), puis étanchéité et pose du carrelage.
- Mise en service progressive selon les prescriptions pour éviter fissures/décollements.
Entretien et durabilité
- Sèche-serviettes électrique : dépoussiérage régulier, contrôle de la programmation. Durée de vie courante : 10 à 20 ans selon qualité.
- Hydraulique : purge si besoin, surveillance des bruits/points froids, contrôle du réseau (embouage possible sur installations anciennes).
- Soufflant : nettoyage des grilles et filtres (si présents) pour conserver le débit d’air et limiter la surchauffe.
- Plancher chauffant : très peu d’entretien en électrique ; en hydraulique, entretien du générateur et contrôle du réseau (pression, équilibrage, désembouage si nécessaire).
Erreurs fréquentes à éviter
- Choisir uniquement sur le prix : un appareil peu cher mais mal dimensionné tournera plus longtemps et coûtera plus en énergie.
- Mal positionner l’appareil : gêne au quotidien, serviettes qui ne sèchent pas, non-respect des zones de sécurité.
- Négliger la régulation : sans programmation, on chauffe souvent trop et au mauvais moment.
- Oublier l’étanchéité en rénovation : surtout avec un plancher chauffant, les interfaces sol/murs doivent être traitées correctement.
- Penser qu’un soufflant suffit : en usage quotidien, il est plus confortable et économique de l’utiliser en appoint d’un chauffage principal.
Quand faire appel à un professionnel
Faites intervenir un pro (électricien, plombier-chauffagiste, carreleur) si :
- vous devez créer ou modifier un circuit électrique en salle de bains (sécurité, protections, conformité) ;
- vous raccordez un appareil au chauffage central (équilibrage, étanchéité, purge, vannes) ;
- vous envisagez un plancher chauffant avec reprise de sol/étanchéité ;
- vous souhaitez une optimisation globale (puissance, programmation, compatibilité avec chaudière/PAC, confort).
Un bon artisan vous aidera aussi à dimensionner correctement et à choisir une régulation adaptée (thermostat, programmation horaire, éventuelle connectivité).
Conclusion
Pour la plupart des logements, le sèche-serviettes (électrique, eau chaude ou mixte) reste le meilleur choix pour un chauffage de salle de bains efficace et pratique. Le soufflant est pertinent en appoint pour un confort immédiat, tandis que le plancher chauffant vise un confort premium, surtout en rénovation complète. En combinant bon dimensionnement, emplacement conforme et régulation soignée, vous gagnez en confort tout en maîtrisant la consommation.
FAQ
Quelle puissance choisir pour chauffer une salle de bains ?
Elle dépend surtout du volume et de l’isolation. Une pièce bien isolée nécessitera moins de puissance qu’une salle de bains froide avec murs extérieurs. Un professionnel peut affiner le dimensionnement pour éviter sous-chauffe et surconsommation.
Un sèche-serviettes électrique consomme-t-il beaucoup ?
La consommation dépend du temps de fonctionnement et de la régulation. Avec une programmation (chauffe aux heures d’usage) et une consigne raisonnable, il peut rester maîtrisé. Les modèles avec soufflerie sont pratiques mais plus énergivores en mode boost.
Peut-on installer un radiateur soufflant au-dessus d’une douche ?
Non, l’installation dépend des volumes de protection et des indices de protection (IP). En salle d’eau, l’emplacement et le type d’appareil doivent respecter des règles strictes. Faites valider par un électricien en cas de doute.
Plancher chauffant électrique ou sèche-serviettes : que choisir ?
Le plancher chauffant offre un confort homogène mais implique plus de travaux et un temps de chauffe plus long. Le sèche-serviettes est plus simple à poser, moins coûteux et sèche le linge. En rénovation légère, le sèche-serviettes est souvent le choix le plus rationnel.
Un sèche-serviettes à eau chaude chauffe-t-il hors saison ?
Si votre chaudière est arrêtée, non. Pour un confort toute l’année, un modèle mixte (eau + résistance électrique) est généralement plus adapté.