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Quelles aides existent vraiment ?
Pour une rénovation électrique, il faut distinguer :
- Les travaux de sécurité et de conformité (remise aux normes NFC 15-100, remplacement de tableau, mise à la terre, protections différentielles) : peu ou pas d’aides directes.
- Les travaux électriques liés à la performance énergétique (alimentation et régulation d’un chauffage performant, VMC, pilotage, délestage, etc.) : plusieurs dispositifs peuvent s’appliquer.
- Les travaux d’amélioration globale (rénovation d’un logement dégradé, lutte contre l’insalubrité) : des aides peuvent inclure l’électricité dans un bouquet de travaux.
Les dispositifs à connaître en priorité : MaPrimeRénov’, les CEE (primes énergie), la TVA réduite, certaines aides Anah (selon programmes), les aides locales et les prêts (éco-PTZ, prêt travaux).
MaPrimeRénov’ : quand l’électricité peut être concernée
MaPrimeRénov’ finance des gestes de rénovation énergétique (chauffage, eau chaude, ventilation, isolation, audit, rénovation d’ampleur selon critères). Une rénovation électrique « pure » n’entre généralement pas dans le dispositif. En revanche, l’électricité peut être prise en compte si elle est nécessaire à l’installation d’un équipement éligible.
Exemples où des travaux électriques peuvent être inclus
- Installation d’une VMC (simple flux hygroréglable, double flux selon cas) : alimentation électrique et adaptation du tableau peuvent être nécessaires.
- Remplacement d’un chauffage par un équipement plus performant : circuits dédiés, protections, régulation.
- Rénovation d’ampleur (parcours global) : certains travaux connexes peuvent être intégrés au projet si justifiés et réalisés par des entreprises qualifiées.
Point clé : MaPrimeRénov’ vise la performance énergétique. Pour maximiser vos chances, rattachez clairement la partie électrique à un poste éligible (ventilation, chauffage, pilotage) et documentez-le dans le devis.
CEE : primes énergie et travaux électriques
Les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) sont des primes versées (ou des bons/ristournes) par des fournisseurs d’énergie ou des opérateurs. Comme pour MaPrimeRénov’, la logique est la même : on subventionne des travaux générant des économies d’énergie, pas une mise aux normes électrique seule.
Travaux souvent éligibles via CEE (selon fiches en vigueur)
- Ventilation performante (ex. VMC hygroréglable) et certains systèmes double flux.
- Chauffage et eau chaude performants (selon logement et systèmes).
- Régulation, programmation, pilotage (selon dispositifs et critères).
La partie électricité (câblage, protections, création de ligne) peut être nécessaire à la pose de l’équipement. Le plus important est que l’opération respecte une fiche CEE et que la demande soit faite dans les règles (souvent avant la signature du devis ou avant le début des travaux, selon l’opérateur).
Conseil pratique : comparez plusieurs offres CEE : les montants varient selon l’opérateur, votre zone, le type de logement et votre niveau de revenus.
TVA réduite : 10 % ou 5,5 % selon les travaux
La TVA réduite est l’un des leviers les plus concrets pour une rénovation électrique, à condition que le logement ait plus de 2 ans et que les travaux soient fournis et posés par une entreprise.
Quel taux pour vos travaux ?
- TVA à 10 % : travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien (souvent le cas d’une rénovation électrique de sécurité).
- TVA à 5,5 % : travaux de rénovation énergétique (et certains travaux indissociablement liés). Une partie électrique peut relever de 5,5 % si elle est directement associée à un geste énergétique éligible.
Vous devrez généralement signer une attestation de TVA fournie par l’entreprise.
Anah et programmes locaux : cas concrets
L’Anah (Agence nationale de l’habitat) intervient via différents programmes, notamment en direction des ménages modestes et des logements nécessitant des travaux importants. Selon les dispositifs en cours (et votre situation), une rénovation électrique peut être intégrée si elle s’inscrit dans :
- un projet de rénovation globale du logement (amélioration de l’habitat, lutte contre l’habitat dégradé) ;
- des travaux favorisant la sécurité et la salubrité, dans un ensemble cohérent ;
- une adaptation (vieillissement/handicap) lorsqu’il faut modifier des équipements et l’alimentation électrique associée.
Par ailleurs, certaines collectivités (région, département, intercommunalité, commune) proposent des aides : primes, accompagnement, ou subventions ciblées sur la rénovation énergétique et l’habitat indigne. Les règles changent fortement d’un territoire à l’autre.
Réflexe utile : contactez l’Espace Conseil France Rénov’ le plus proche pour vérifier les aides cumulables et les conditions locales.
Éco-PTZ et autres financements
Quand il n’existe pas de subvention directe pour la mise en conformité électrique, le financement peut passer par un prêt :
- Éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) : destiné à financer des travaux de rénovation énergétique (bouquet de travaux ou performance globale). Les travaux électriques peuvent y être inclus s’ils sont liés à l’opération énergétique.
- Prêt travaux bancaire : utile pour étaler le coût d’une rénovation électrique complète, notamment en cas d’urgence (tableau dangereux, absence de terre, câbles vétustes).
- Prêt amélioration de l’habitat (CAF) : sous conditions, pour certains ménages, afin de financer des travaux d’amélioration.
Avant de signer, demandez un devis détaillé (poste par poste) : c’est indispensable pour monter un dossier d’aide et comparer les offres de financement.
Budget : combien coûte une rénovation électrique ?
Les prix varient selon la surface, l’état de l’existant, l’accessibilité (saignées, faux plafonds), et le niveau de prestation (appareillages, domotique, tableau, parafoudre, etc.). À titre indicatif, en maison ou appartement :
- Mise en sécurité partielle (tableau, différentiels, terre, protections) : souvent 1 500 à 4 000 €.
- Rénovation électrique complète (reprise des circuits + tableau + appareillages) : fréquemment 80 à 150 € / m², parfois plus en cas de contraintes.
- Options : VMC, prises RJ45, chauffage électrique, pilotage, borne de recharge, parafoudre, etc.
Facteurs qui font grimper le devis : murs porteurs difficiles à saigner, absence de gaines existantes, logement occupé, tableau à déplacer, mise en conformité complète avec ajout de circuits dédiés (plaque, four, LL, etc.).
Étapes et documents pour demander les aides
- Clarifier l’objectif : sécurité électrique seule ou projet énergétique (chauffage/ventilation/isolation) ?
- Faire réaliser un diagnostic : au minimum un état de l’installation ; idéalement un audit énergétique si vous visez des aides globales.
- Demander des devis détaillés : distinguer clairement les postes éligibles (ex. VMC) et les postes connexes (alimentation, protections).
- Vérifier les conditions : logement de plus de 2 ans, revenus, entreprise qualifiée, exigences techniques.
- Déposer les demandes (MaPrimeRénov’, CEE, aides locales) avant le démarrage des travaux si le dispositif l’exige.
- Conserver les justificatifs : factures acquittées, attestations, fiches techniques, photos, attestations de TVA.
Erreurs fréquentes qui font perdre les subventions
- Signer le devis trop tôt pour une prime CEE (certains opérateurs exigent une demande préalable).
- Faire des travaux électriques seuls en espérant MaPrimeRénov’ : sans geste énergétique éligible, c’est généralement refusé.
- Devis imprécis : absence de références produit, pas de séparation des postes, pas de mention des performances/critères.
- Confondre mise aux normes et rénovation énergétique : l’une relève surtout de la sécurité, l’autre de l’économie d’énergie.
- Oublier la TVA : acheter soi-même le matériel peut vous faire perdre la TVA réduite sur la fourniture.
Quand faire appel à un professionnel
Une rénovation électrique implique des enjeux de sécurité (risque d’électrocution, d’échauffement, d’incendie) et de conformité (NFC 15-100, sections de câbles, protections, circuits spécialisés). Faites appel à un électricien notamment si :
- le tableau est ancien (fusibles), sans différentiels 30 mA ;
- la terre est absente ou incohérente ;
- vous constatez des traces d’échauffement, des disjonctions répétées, des prises cassées ;
- vous refaites une cuisine/salle de bains (volumes, protections spécifiques) ;
- vous visez des aides : l’entreprise doit facturer proprement, et certaines aides exigent des qualifications selon le lot.
À la réception, exigez une mise en service contrôlée, des tests (différentiels, continuité de terre) et un dossier de circuits clair (schéma, repérage du tableau).
Conclusion
Pour financer une rénovation électrique, les « subventions électricité » sont rares : l’essentiel des aides concerne la rénovation énergétique et inclut l’électricité lorsqu’elle est liée à un équipement performant (ventilation, chauffage, régulation). En pratique, les leviers les plus fréquents sont la TVA réduite, les primes CEE et, dans certains projets, MaPrimeRénov’ et des aides locales. Avant de vous lancer, sécurisez votre stratégie : devis détaillés, demandes déposées au bon moment, et intervention d’un professionnel pour une installation sûre et durable.
FAQ
Existe-t-il une aide pour refaire entièrement l’électricité d’un appartement ?
Il existe rarement une aide dédiée à la mise aux normes électrique seule. En revanche, vous pouvez bénéficier de la TVA réduite (souvent 10 %) et intégrer l’électricité à un projet subventionné si elle est liée à des travaux de rénovation énergétique ou à une rénovation globale.
La TVA à 5,5 % s’applique-t-elle à un nouveau tableau électrique ?
Le tableau électrique relève le plus souvent de la TVA à 10 % en rénovation. La TVA à 5,5 % peut s’appliquer si le tableau est indissociablement lié à un geste de rénovation énergétique éligible (par exemple l’installation d’un équipement performant), sous réserve des règles en vigueur et d’une facturation adaptée.
Peut-on cumuler MaPrimeRénov’ et la prime CEE ?
Oui, le cumul est souvent possible sur des travaux de rénovation énergétique, sous conditions. En pratique, vérifiez les règles du dispositif choisi et les exigences de dépôt (notamment pour les CEE).
Quels documents faut-il pour demander une prime énergie (CEE) ?
En général : devis et facture, attestation sur l’honneur CEE signée, fiches techniques des équipements, preuves de conformité et parfois justificatifs de revenus. Les exigences varient selon l’opérateur.
Un particulier peut-il faire lui-même l’électricité et obtenir des aides ?
Pour les aides et la TVA réduite, les travaux doivent le plus souvent être fournis et posés par une entreprise. En autoconstruction, vous perdez généralement l’accès aux primes et à la TVA réduite sur la fourniture.