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Receveur extra-plat vs douche carrelée : de quoi parle-t-on ?
Le receveur extra-plat
Un receveur extra-plat est un bac de douche à faible hauteur (souvent 3 à 6 cm hors bonde, parfois plus selon modèles), posé ou encastré. Il peut être en résine (minérale ou synthétique), acrylique, céramique, ou matériaux composites. Il est généralement livré prêt à poser, avec une pente intégrée vers la bonde.
La douche carrelée (type italienne)
Une douche carrelée désigne un sol réalisé sur place : forme de pente (chape, forme de pente ou receveur à carreler), étanchéité (SPEC/SEL), puis carrelage et joints. Elle permet une continuité de sol et s’adapte aux dimensions sur mesure. C’est aussi la solution la plus exigeante techniquement pour éviter les infiltrations.
Comparatif par critères (esthétique, étanchéité, entretien…)
1) Esthétique et rendu
- Receveur extra-plat : rendu moderne et épuré, surtout en finition « effet pierre » ou couleur mate. Les grands formats (120×90, 140×90) donnent un aspect très contemporain.
- Douche carrelée : liberté maximale (mosaïque, grands carreaux, motifs) et continuité avec le sol de la salle de bain. Idéal pour un effet « spa ».
2) Étanchéité et risques d’infiltration
- Receveur extra-plat : l’étanchéité dépend surtout de la qualité des raccords (bonde, siphon, jonction receveur/murs). Moins de surfaces sensibles qu’une douche carrelée.
- Douche carrelée : l’étanchéité repose sur un système complet (natte, résine, bandes d’angle, siphon adapté). Les joints ne sont pas l’étanchéité : ils protègent, mais le système dessous doit être irréprochable. Le risque augmente si la mise en œuvre est approximative.
3) Accessibilité (plain-pied) et PMR
- Receveur extra-plat : peut être posé (petit seuil) ou encastré pour une entrée quasi de plain-pied, selon la réserve disponible (hauteur pour siphon/évacuation).
- Douche carrelée : parfaite pour un vrai plain-pied, à condition de gérer la pente et l’évacuation. Souvent privilégiée en rénovation PMR, mais pas toujours simple dans les appartements avec dalle béton et évacuation existante.
4) Entretien au quotidien
- Receveur extra-plat : entretien généralement plus simple (surface continue), surtout en résine de qualité. Peu ou pas de joints au sol.
- Douche carrelée : plus de joints à entretenir (notamment mosaïque), risque de noircissement/entartrage. Un carrelage grand format limite les joints mais demande une pose très plane.
5) Durabilité et réparabilité
- Receveur extra-plat : très durable en céramique ; en résine, attention aux rayures selon la qualité. Certains modèles se réparent (ponçage/kit), mais ce n’est pas toujours invisible.
- Douche carrelée : durable si l’étanchéité est parfaite. Une fuite peut être longue à diagnostiquer et coûteuse à réparer (dépose de carrelage, reprise du système).
6) Adaptation aux contraintes de rénovation
- Receveur extra-plat : souvent plus simple à intégrer (dimensions standard), surtout si l’évacuation est déjà bien placée.
- Douche carrelée : très flexible en dimensions, mais exige une pente correcte et parfois des travaux plus lourds (reprise du sol, déplacement évacuation, réservation).
Prix : combien ça coûte réellement ?
Le coût dépend du matériel, de l’état de l’existant, de l’évacuation, et de la main-d’œuvre. Voici des ordres de grandeur constatés en rénovation pour particuliers (hors options premium et hors surprises de chantier).
Receveur extra-plat : budget typique
- Receveur : environ 150 à 800 € (acrylique en entrée de gamme ; résine/céramique plus cher).
- Bonde + siphon + accessoires : 40 à 200 €.
- Pose par un pro : souvent 300 à 900 € selon accessibilité et reprises (étanchéité périphérique, calage, raccord plomberie).
- Total courant : environ 500 à 1 800 € (hors parois/robinetterie).
Douche carrelée : budget typique
- Support : receveur à carreler ou forme de pente + natte d’étanchéité : environ 150 à 600 €.
- Étanchéité (SPEC/SEL) : 80 à 250 € de matériaux (plus si grande surface).
- Carrelage + colle + joints : très variable : 25 à 150 €/m² (voire plus).
- Main-d’œuvre : souvent 900 à 2 500 € (préparation, étanchéité, carrelage, finitions, reprise évacuation).
- Total courant : environ 1 300 à 3 500 € (hors parois/robinetterie).
Facteurs qui font grimper la facture
- Déplacement de l’évacuation ou diamètre insuffisant (risque de mauvaise évacuation).
- Reprise du sol (ragréage, chape, correction de planéité) et traitement des murs.
- Choix d’une mosaïque (temps de pose + joints).
- Paroi sur mesure, caniveau linéaire, robinetterie encastrée.
Pose et travaux : étapes clés et points de vigilance
Pose d’un receveur extra-plat : les étapes
- Vérifier l’évacuation (position, diamètre, pente, hauteur disponible).
- Préparer le support (propre, plan, solide). Un receveur mal calé peut fissurer ou se décoller.
- Installer la bonde/siphon et tester l’écoulement.
- Poser et caler (mortier/colle/plots selon prescriptions fabricant).
- Étanchéité périphérique : bandes/produits adaptés + joint silicone sanitaire en finition.
- Contrôle : test d’écoulement et absence de stagnation.
Réaliser une douche carrelée : les étapes
- Concevoir la pente (1 à 2 % en général) vers la bonde ou le caniveau.
- Mettre en place le support (receveur à carreler, chape de forme, panneaux).
- Appliquer le système d’étanchéité : primaire si nécessaire, natte ou SEL, bandes d’angles, points singuliers (traversées).
- Pose du carrelage avec colle adaptée zones humides, respect des pentes.
- Jointoiement (idéalement hydrofuge) et finitions silicone aux jonctions.
- Test d’étanchéité si possible (mise en eau contrôlée) avant fermeture définitive.
Point critique : dans une douche carrelée, la réussite dépend des détails (angles, relevés, siphon, raccords). Un « à peu près » peut se transformer en sinistre.
Matériaux, finitions et options utiles
Choisir le bon matériau de receveur
- Résine (minérale/composite) : antidérapant, nombreuses couleurs, bon confort. Vérifier la qualité du gelcoat/finition et la résistance aux rayures.
- Céramique : très résistante aux taches et rayures, entretien facile. Plus lourde, et attention aux chocs ponctuels.
- Acrylique : léger et économique, mais plus sensible aux rayures et à la déformation si mal posé.
Carrelage : mosaïque ou grand format ?
- Mosaïque : suit facilement les pentes, mais beaucoup de joints (entretien).
- Grand format : moins de joints et rendu haut de gamme, mais demande une planéité et une gestion des pentes très soignées (découpes, dévers).
Évacuation : bonde centrale ou caniveau
- Bonde centrale : classique, souvent plus simple et économique.
- Caniveau : esthétique et pratique, facilite parfois la pente (une seule direction), mais exige une pose précise et un accès au siphon pour l’entretien.
Sécurité : l’antidérapant
Dans tous les cas, privilégiez un niveau d’adhérence adapté (finition antidérapante pour receveur, carrelage de sol de douche avec classement adapté). C’est un vrai critère pour les enfants et les seniors.
Erreurs fréquentes à éviter
- Négliger la hauteur d’évacuation : un siphon trop haut ou un mauvais diamètre peut entraîner une évacuation lente ou des remontées.
- Penser que les joints assurent l’étanchéité (douche carrelée) : l’étanchéité est dessous, pas en surface.
- Oublier les points singuliers : angles, traversées de tuyaux, jonction mur/sol, seuil.
- Caler approximativement un receveur : cela crée des zones creuses, des craquements, voire une fissure.
- Choisir une mosaïque sans accepter l’entretien : les joints s’encrassent plus vite.
- Utiliser un silicone non adapté : prendre un silicone sanitaire de qualité, et le renouveler quand il noircit ou se décolle.
Quand faire appel à un professionnel ?
Vous pouvez poser un receveur extra-plat vous-même si vous êtes à l’aise en plomberie légère et en finitions, et si l’évacuation est accessible. En revanche, faites appel à un pro (plombier/ carreleur) dans ces situations :
- Douche carrelée avec étanchéité complète à créer (risque d’infiltration).
- Déplacement de bonde, création de caniveau, ou incertitude sur la pente.
- Rénovation en appartement (risque de dégâts chez voisins) : mieux vaut une assurance décennale sur l’étanchéité.
- Projet PMR : besoin d’un vrai plain-pied, d’une pente maîtrisée et d’équipements adaptés.
Astuce : demandez un descriptif précis des produits d’étanchéité utilisés (marque, type, mise en œuvre) et conservez les fiches techniques et factures.
Conclusion
Le receveur extra-plat est souvent le meilleur choix si vous recherchez une solution rapide, fiable et facile à entretenir, avec un budget maîtrisé. La douche carrelée (italienne) reste imbattable pour le sur-mesure et la continuité esthétique, mais elle demande une exécution irréprochable, surtout côté étanchéité. Pour trancher, partez de vos contraintes (évacuation, hauteur disponible), de votre tolérance à l’entretien (joints) et du niveau de risque que vous êtes prêt à accepter en rénovation.
FAQ
Quel est le plus étanche : receveur extra-plat ou douche carrelée ?
À qualité de pose égale, un receveur extra-plat réduit les zones sensibles car la pente est intégrée et la surface est monobloc. Une douche carrelée peut être parfaitement étanche, mais elle dépend d’un système complet (SPEC/SEL) et d’une mise en œuvre très rigoureuse.
Une douche carrelée est-elle forcément une douche à l’italienne ?
Pas forcément. On parle de douche à l’italienne quand l’accès est de plain-pied (sans ressaut). Une douche peut être carrelée avec un petit seuil ou un bac à carreler légèrement surélevé selon les contraintes d’évacuation.
Quel revêtement est le plus facile à entretenir ?
En général, le receveur extra-plat (résine ou céramique) est plus simple : moins de joints. En douche carrelée, un grand format limite les joints, alors que la mosaïque en multiplie et demande plus d’entretien.
Peut-on installer un receveur extra-plat en rénovation sans casser le sol ?
Oui, souvent en pose « à poser » avec un petit seuil, si l’évacuation existante le permet. Pour un rendu encastré (quasi plain-pied), il faut généralement une réservation ou des travaux sur le sol.
Quel budget prévoir pour passer d’une baignoire à une douche ?
Le coût dépend de la solution choisie et des reprises (plomberie, faïence, paroi). En pratique, comptez fréquemment de 1 500 à 4 500 € en rénovation, avec une large variation selon les matériaux et la complexité.