Prix moyens en 2026 : fourchettes réalistes

En 2026, le prix de remplacement de fenêtres dépend surtout du nombre d’ouvrants, du matériau, du niveau de performance (double ou triple vitrage), et du type de pose. Pour vous donner des repères utiles, voici des fourchettes couramment observées (fourniture + pose), pour une fenêtre “standard” de logement (dimensions proches de 115 x 100 cm, hors contraintes exceptionnelles).

Fourchettes indicatives fourniture + pose

  • PVC double vitrage : ~ 450 à 900 € par fenêtre
  • Aluminium double vitrage : ~ 700 à 1 300 € par fenêtre
  • Bois double vitrage : ~ 650 à 1 300 € par fenêtre
  • Fenêtre mixte (bois/alu) : ~ 900 à 1 700 € par fenêtre
  • Triple vitrage (selon matériau) : ajouter en général +150 à +450 € par fenêtre

Pour une maison ou un appartement, le budget global varie principalement avec le volume :

  • Remplacement de 5 fenêtres : souvent 3 000 à 7 000 €
  • Remplacement de 10 fenêtres : souvent 6 000 à 13 000 €

Ces ordres de grandeur restent des moyennes : une baie vitrée, des fenêtres cintrées, des petits bois, ou une dépose totale en façade ancienne peuvent augmenter sensiblement les coûts.

Ce qui fait varier le prix d’un remplacement

Deux projets “sur le papier” similaires peuvent aboutir à des devis très différents. Voici les facteurs qui expliquent le plus souvent l’écart.

1) Dimensions et configuration

  • Standard vs sur-mesure : le sur-mesure coûte plus cher, mais évite les bricolages de pose.
  • Nombre de vantaux : une 2 vantaux coûte plus qu’une 1 vantail, et la quincaillerie est plus sollicitée.
  • Formes spéciales : œil-de-bœuf, cintré, trapèze, très pénalisants en fabrication.

2) Performance thermique et acoustique

  • Double vitrage : choix le plus courant en rénovation, bon rapport qualité/prix.
  • Triple vitrage : intéressant surtout en climat froid et façade très exposée, mais plus lourd et parfois moins pertinent si les murs sont peu isolés.
  • Acoustique : un vitrage asymétrique ou feuilleté phonique ajoute un surcoût, utile près d’une rue passante.

3) Type d’ouverture et options

  • Oscillo-battant : pratique pour ventiler, souvent un surcoût par rapport à un ouvrant à la française.
  • Coulissant (notamment en alu) : esthétique et gain de place, mais tarif plus élevé.
  • Sécurité : vitrage feuilleté, poignée à clé, renforts anti-dégondage.

4) Accès et complexité du chantier

  • Étage sans accès facile : manutention plus longue, parfois besoin d’échafaudage ou de nacelle.
  • Habité pendant les travaux : protection des sols, organisation, temps de finition.
  • Ancien bâti : tableaux irréguliers, reprises d’enduit, calfeutrement plus technique.

Prix selon le matériau : PVC, alu, bois, mixte

Le matériau ne change pas seulement le prix : il influe sur l’entretien, l’esthétique, la finesse des profils et parfois la durabilité. Choisir uniquement “le moins cher” peut coûter plus cher à long terme si la solution n’est pas adaptée.

Fenêtres PVC : le meilleur rapport qualité/prix

Le PVC domine en rénovation grâce à son coût maîtrisé et ses bonnes performances. Il convient très bien à la plupart des logements, notamment en double vitrage.

  • Avantages : prix attractif, bon isolant, entretien facile.
  • Inconvénients : profils parfois plus épais, limites esthétiques sur certaines façades, couleurs foncées à choisir avec prudence (dilatation).

Fenêtres aluminium : design et grandes dimensions

L’alu est souvent choisi pour des baies vitrées et des projets contemporains : profils fins, grand clair de vitrage, choix de teintes (thermolaquage).

  • Avantages : rigidité, finesse, durable, idéal pour grandes ouvertures.
  • Inconvénients : plus cher, performance dépend beaucoup de la qualité de la rupture de pont thermique.

Fenêtres bois : charme et rénovation patrimoniale

Le bois est apprécié en maison ancienne et en secteur soumis à contraintes architecturales, notamment en rénovation à l’identique.

  • Avantages : esthétique, bon isolant naturel, réparabilité.
  • Inconvénients : entretien (lasure/peinture), sensibilité à l’humidité si mauvaise protection.

Fenêtres mixtes (bois/alu) : haut de gamme et durable

Souvent considérées comme premium : bois côté intérieur, alu côté extérieur pour protéger des intempéries.

  • Avantages : excellent compromis esthétique/entretien, très durable.
  • Inconvénients : prix élevé, intérêt surtout si vous cherchez une solution long terme.

Prix de la pose : rénovation, dépose totale, options

La pose pèse lourd dans le budget. C’est aussi ce qui conditionne le résultat : une fenêtre performante mal posée peut laisser passer l’air et l’eau.

Pose en rénovation (sur dormant existant)

Le professionnel conserve le cadre existant (dormant) si celui-ci est sain, puis vient “habiller” et fixer la nouvelle fenêtre dessus.

  • Avantages : chantier plus rapide, moins de poussière, souvent moins cher.
  • Inconvénients : réduction du clair de vitrage, dépend de l’état du dormant, risque si l’ancien cadre est déformé.

Ordre de prix pose (hors fourniture) : souvent 150 à 300 € par fenêtre, selon accès et finitions.

Dépose totale (remplacement complet)

On enlève l’ancien dormant pour repartir sur un support propre. C’est plus long, mais souvent plus qualitatif, surtout si l’existant est abîmé ou si vous voulez conserver la lumière.

  • Avantages : meilleure étanchéité potentielle, pas de perte de vitrage, traitement propre des points faibles.
  • Inconvénients : plus de travaux (reprises d’enduit/peinture), plus cher.

Ordre de prix pose (hors fourniture) : souvent 250 à 500 € par fenêtre, plus si reprises lourdes.

Options de pose et finitions qui comptent

  • Bavette, appui, rejingot : selon l’existant, à reprendre pour éviter infiltrations.
  • Habillage extérieur/intérieur : cornières, tapées, couvre-joints.
  • Calfeutrement : mousses, membranes, compribande, essentiel pour l’étanchéité à l’air.

Coûts annexes souvent oubliés

Beaucoup de “mauvaises surprises” viennent de lignes oubliées au moment d’estimer le budget. Voici les principaux postes à anticiper.

  • Dépose et évacuation des anciennes menuiseries : parfois inclus, parfois facturé (mise en déchetterie, tri).
  • Reprises de maçonnerie : tableaux abîmés, appuis fissurés, linteau à reprendre.
  • Peinture et décoration : retouches autour des embrasures, papier peint, enduits.
  • Volets roulants : remplacement d’un volet vétuste ou ajout d’un volet (manuel ou motorisé) peut doubler le coût sur certaines baies.
  • Aération : grilles de ventilation, entrées d’air compatibles VMC (important en rénovation énergétique).

Étapes pour chiffrer votre projet

Pour obtenir un budget fiable avant les devis, procédez par étapes. L’objectif : comparer des offres équivalentes et éviter de payer des options inutiles.

1) Faire l’inventaire des ouvertures

  1. Notez le nombre de fenêtres, portes-fenêtres, baies vitrées.
  2. Identifiez le type d’ouverture (à la française, oscillo-battant, coulissant).
  3. Repérez l’exposition et les nuisances (froid, bruit, soleil).

2) Choisir le niveau de performance adapté

  • Thermique : un double vitrage performant suffit souvent si l’isolation globale du logement n’est pas “au top”.
  • Acoustique : prioritaire côté rue ; demandez un vitrage spécifique, pas juste “double vitrage”.
  • Sécurité : au rez-de-chaussée, pensez vitrage feuilleté et quincaillerie renforcée.

3) Décider du type de pose (rénovation ou dépose totale)

Demandez au professionnel de justifier le choix : état du dormant, gain de lumière, niveau d’étanchéité, finitions possibles.

4) Comparer des devis “à périmètre égal”

Assurez-vous que chaque devis précise :

  • marque/gamme de menuiserie, matériau, coloris
  • type de vitrage (épaisseur, feuilleté, gaz argon, intercalaire)
  • type de pose, calfeutrement, habillages
  • évacuation des anciennes fenêtres
  • délais et garanties

Aides et TVA : ce qui peut réduire la facture

En France, le remplacement de fenêtres peut être éligible à certaines aides selon les conditions (performance des menuiseries, logement, recours à un artisan qualifié, etc.). Les dispositifs évoluent : vérifiez toujours les critères à jour au moment de signer.

TVA réduite

Pour un logement achevé depuis plus de 2 ans, les travaux d’amélioration énergétique peuvent bénéficier d’une TVA réduite (selon conditions). La TVA applicable dépend aussi de la nature exacte des travaux et des performances.

MaPrimeRénov’ et aides complémentaires

Selon vos revenus et le gain énergétique, un remplacement de fenêtres peut entrer dans un parcours d’aides. D’autres soutiens peuvent exister : certificats d’économies d’énergie (CEE), aides locales (région, département, commune), ou dispositifs spécifiques.

Point clé : dans beaucoup de cas, le montant d’aide est plus intéressant quand le projet s’intègre dans un ensemble cohérent (isolation des combles/murs, ventilation, chauffage) plutôt que “fenêtres seules”.

Erreurs fréquentes et pièges à éviter

  • Choisir uniquement au prix : une pose moyenne ou un calfeutrement bâclé annule les performances.
  • Confondre double vitrage et isolation acoustique : pour le bruit, il faut un vitrage adapté (asymétrique/feuilleté phonique).
  • Garder un dormant pourri en pose rénovation : vous payez une fenêtre neuve sur un support dégradé.
  • Oublier la ventilation : en rendant le logement plus étanche, on peut augmenter l’humidité si la VMC/entrées d’air ne suivent pas.
  • Comparer des devis incomparables : dimensions, vitrage, type de pose, finitions… tout doit être aligné.
  • Sous-estimer les finitions : enduits, peinture, habillages, évacuation des déchets.

Quand faire appel à un professionnel (et comment le choisir)

Un bon remplacement de fenêtres est autant un travail d’étanchéité et de réglages qu’un simple “changement de cadre”. Faites appel à un pro dès que :

  • vous envisagez une dépose totale ou des reprises de maçonnerie
  • les ouvertures sont grandes (baies), en étage, ou en façade exposée
  • vous cherchez des performances acoustiques/thermiques élevées
  • vous souhaitez activer des aides nécessitant une entreprise qualifiée

Critères simples pour sélectionner l’entreprise

  • Devis détaillé (vitrage, pose, étanchéité, finitions, évacuation)
  • Photos de réalisations comparables à votre logement
  • Garanties : décennale, garanties fabricant, SAV
  • Explication de la pose : matériaux de calfeutrement, traitement des ponts thermiques

Conclusion

En 2026, le coût réel d’un remplacement de fenêtres se joue sur quelques choix structurants : matériau (PVC, alu, bois), performance du vitrage, type de pose (rénovation ou dépose totale) et qualité des finitions. Pour éviter de payer trop cher, la meilleure stratégie consiste à définir votre besoin (thermique, bruit, sécurité), à anticiper les postes annexes (reprises, habillages, évacuation) et à comparer des devis parfaitement équivalents. Une fenêtre bien choisie et bien posée, c’est un investissement durable : confort immédiat, facture d’énergie mieux maîtrisée et valeur du logement renforcée.

FAQ

Quel est le prix moyen pour remplacer une fenêtre en PVC en 2026 ?

En incluant la fourniture et la pose, une fenêtre PVC double vitrage se situe souvent entre 450 et 900 €. Le sur-mesure, l’oscillo-battant ou une dépose totale peuvent augmenter ce budget.

Dépose totale ou pose en rénovation : que choisir ?

La pose en rénovation est plus rapide et souvent moins chère si le dormant existant est sain. La dépose totale est préférable si le cadre est abîmé, si vous voulez éviter la perte de vitrage, ou si vous visez une étanchéité optimale.

Le triple vitrage est-il toujours rentable ?

Pas forcément. Il est pertinent en climat froid ou sur une façade très exposée, mais il coûte plus cher et alourdit la menuiserie. Si vos murs/toiture sont peu isolés, le gain peut être limité.

Pourquoi deux devis peuvent-ils varier autant ?

Les écarts viennent souvent du vitrage (phonique, feuilleté), du type de pose, des finitions (habillages), de l’évacuation, et de la complexité du chantier (étage, reprises de maçonnerie).

Est-ce que remplacer des fenêtres améliore vraiment l’isolation ?

Oui, surtout si vos anciennes menuiseries laissent passer l’air ou ont un vitrage peu performant. Le résultat dépend toutefois beaucoup de la qualité de pose et du calfeutrement, ainsi que de l’équilibre global de l’isolation du logement.