Prix d’une cuisine équipée en 2026 : repères par gamme

Les prix ci-dessous sont des ordres de grandeur pour une cuisine équipée (meubles + plan de travail + évier/mitigeur + électroménager standard) hors gros travaux de rénovation. Ils varient selon les enseignes, les promotions, les finitions et la complexité d’implantation.

Entrée de gamme : environ 3 500 à 7 500 €

  • Meubles en mélaminé, caissons plus légers, quincaillerie basique.
  • Plan de travail stratifié standard.
  • Électroménager « essentiel » (four, plaque, hotte, éventuellement lave-vaisselle).
  • Idéal pour un logement locatif ou un premier achat, à condition de bien choisir la quincaillerie (charnières, coulisses).

Milieu de gamme : environ 8 000 à 15 000 €

  • Caissons plus robustes, finitions plus durables, choix de façades plus large.
  • Plan de travail stratifié premium, compact, ou premiers niveaux de quartz/granit selon surface.
  • Électroménager plus performant (silence, classes énergétiques, options).
  • Meilleur rapport qualité/prix pour une résidence principale.

Haut de gamme : environ 16 000 à 35 000 € et plus

  • Façades laquées, plaquage bois, matériaux premium.
  • Plan de travail en quartz, céramique, pierre naturelle, inox sur mesure.
  • Électroménager premium ou encastré spécifique (cave à vin, tiroir chauffant).
  • Sur-mesure, aménagements intérieurs poussés, accessoires.

À retenir : le prix « vitrine » d’un linéaire ne reflète pas le coût réel. Le budget final dépend surtout des travaux annexes et des options (plan, rangements, électroménager, pose).

Ce qui fait varier le prix (les vrais facteurs)

1) La configuration : linéaire, L, U, avec îlot

Une implantation simple (linéaire) coûte souvent moins cher qu’une cuisine en U ou avec îlot, car elle nécessite :

  • plus de meubles et de façades,
  • plus de découpes de plan de travail,
  • davantage de contraintes techniques (prises, arrivées/évacuations, ventilation).

2) La surface et la hauteur de meubles

Plus il y a de linéaire et de colonnes, plus le budget grimpe. Les colonnes (four, frigo, garde-manger) augmentent la capacité de rangement mais aussi la facture.

3) Le plan de travail : le poste qui change tout

Le plan de travail peut représenter une part majeure du budget, surtout en quartz/céramique/pierre. À surface identique, la différence de prix peut être très importante selon :

  • l’épaisseur,
  • les découpes (évier sous-plan, plaque affleurante),
  • les chants,
  • la longueur en une seule pièce (transport, manutention),
  • les retours et crédences assorties.

4) L’électroménager : standard ou premium

Les écarts viennent surtout du niveau sonore, de la performance, de la marque et des fonctionnalités (induction flex, pyrolyse, hotte intégrée, frigo no-frost, etc.).

5) La pose et les ajustements

La pose peut être « simple » (pièce d’équerre, arrivées au bon endroit) ou complexe (murs irréguliers, reprises d’aplomb, carrelage à rattraper, faux équerrage). Les ajustements font vite grimper la main-d’œuvre.

6) Les travaux annexes de rénovation

Déplacer un évier, ajouter un circuit plaque, créer des prises, refaire le sol ou la peinture : ce sont souvent ces postes qui transforment un budget « cuisine » en budget « rénovation ».

Postes de dépenses : où part votre budget ?

Pour budgéter correctement, découpez votre projet en postes. Voici une répartition typique (très variable selon gamme et travaux).

Meubles (caissons + façades + quincaillerie)

  • Ce que cela comprend : meubles bas/hauts/colonnes, plinthes, fileurs, poignées ou systèmes sans poignée, charnières, coulisses.
  • Ce qui fait monter : façades laquées, cadres, ouvertures assistées, tiroirs à l’anglaise, amortisseurs, rangements d’angle.

Plan de travail et crédence

  • Stratifié : économique et polyvalent.
  • Compact : plus fin, résistant, look moderne.
  • Quartz / céramique / granit : premium, très durable, mais plus coûteux (découpes et pose incluses).
  • Crédence : assortie au plan, carrelage, verre, inox, panneaux stratifiés.

Électroménager

  • Four, plaque, hotte, réfrigérateur, lave-vaisselle, micro-ondes encastré (option), cave à vin (option).
  • Prévoir aussi les accessoires : filtres hotte, kit recyclage, prises, raccordements.

Évier, mitigeur, accessoires

  • Évier inox, résine, céramique ; mitigeur classique ou douchette.
  • Tri sélectif, poubelles intégrées, distributeur de savon, broyeur (rare en France), etc.

Pose et finitions

  • Pose des meubles, découpe/ajustements, fixation, niveaux, plinthes, joints.
  • Raccordements plomberie/électricité parfois inclus, parfois non : à clarifier au devis.

Travaux annexes (souvent sous-estimés)

  • Dépose/évacuation de l’ancienne cuisine.
  • Électricité (prises, circuit plaque, éclairage).
  • Plomberie (arrivées/évacuation, déplacement évier/lave-vaisselle).
  • Reprise des murs (enduit/peinture), sol (carrelage, PVC, parquet), plafond/éclairage.
  • Ventilation (VMC, sortie de hotte, percement).

Exemples de budgets complets (petite, moyenne, familiale)

Ces exemples donnent une vision « tout compris » (hors cas lourds type murs à abattre). Les montants sont indicatifs et dépendent de votre région, de l’état du support et de la gamme.

Exemple 1 : petite cuisine d’appartement (linéaire 2,4 à 3 m)

  • Meubles + plan stratifié + évier/mitigeur : 2 500 à 4 500 €
  • Électroménager : 1 200 à 2 500 €
  • Pose : 900 à 1 800 €
  • Petits travaux (prises, peinture, dépose) : 500 à 1 500 €

Total réaliste : 5 100 à 10 300 €

Exemple 2 : cuisine moyenne en L (3 à 5 m + 1 colonne)

  • Meubles + rangements : 4 500 à 8 500 €
  • Plan de travail (stratifié premium ou compact) + crédence : 900 à 2 500 €
  • Électroménager milieu de gamme : 2 000 à 4 500 €
  • Pose : 1 500 à 3 000 €
  • Travaux annexes (élec + plomberie légère + finitions) : 1 000 à 3 000 €

Total réaliste : 9 900 à 21 500 €

Exemple 3 : grande cuisine familiale avec îlot

  • Meubles (dont îlot) + aménagements : 8 000 à 16 000 €
  • Plan quartz/céramique + crédence : 3 000 à 8 000 €
  • Électroménager (dont hotte/induction premium) : 4 000 à 10 000 €
  • Pose + ajustements : 2 500 à 5 500 €
  • Travaux annexes (réseaux déplacés, sol, peinture, éclairage) : 2 000 à 8 000 €

Total réaliste : 19 500 à 47 500 €

Conseil : pour un chiffrage fiable, demandez au moins 2 à 3 devis et faites détailler chaque poste (notamment ce qui est inclus dans la pose).

Astuces pour réduire le coût sans baisse de qualité

Arbitrer sur les bons postes

  • Miser sur de bons caissons et une quincaillerie fiable (c’est ce qui vieillit le mieux).
  • Économiser sur les façades si besoin (un joli mélaminé mat peut être durable et facile à vivre).
  • Choisir un plan stratifié premium plutôt qu’un quartz bas de gamme : souvent plus cohérent en budget serré.

Limiter les découpes et options qui coûtent cher

  • Évier à poser plutôt que sous-plan (selon matériau).
  • Crédence sur les zones utiles (cuisson/évier) plutôt que sur tout le linéaire.
  • Poignées standard plutôt que systèmes profilés coûteux, si vous visez le meilleur rapport qualité/prix.

Optimiser l’électroménager

  • Privilégier les modèles performants sur les usages clés : hotte silencieuse, lave-vaisselle discret, plaque adaptée.
  • Éviter de surpayer des fonctions peu utilisées.
  • Comparer le coût total : livraison, garantie, installation, reprise de l’ancien.

Profiter des bonnes fenêtres d’achat

  • Promotions saisonnières, fins de séries, offres pack électroménager.
  • Attention : une remise importante ne compense pas un devis flou. Exigez une ligne par poste.

Réduire la facture de pose… sans risque

  • Vous pouvez déposer l’ancienne cuisine vous-même si vous êtes à l’aise (et si les réseaux sont sécurisés).
  • En revanche, gardez un pro pour : raccordements complexes, plan pierre/céramique, ajustements lourds.

Étapes clés pour budgéter correctement

  1. Mesurer et relever les contraintes : murs, angles, emplacements actuels (eau, évacuation, prises, arrivée gaz), hauteur sous plafond, fenêtres/portes.
  2. Définir l’implantation (linéaire, L, U, îlot) et la liste d’équipements (four, micro-ondes, frigo, lave-vaisselle).
  3. Choisir la gamme de matériaux : façades, plan, crédence, sol.
  4. Chiffrer les travaux annexes séparément (électricité, plomberie, peinture/sol). C’est le point qui évite les dépassements.
  5. Demander des devis détaillés : préciser ce qui est inclus (dépose, évacuation, raccordements, joints, découpes, mise en service).
  6. Prévoir une marge : gardez idéalement 10 % du budget pour imprévus (mur pas droit, reprise de prise, plinthe, fileur, etc.).

Erreurs fréquentes qui font exploser la facture

  • Sous-estimer les travaux annexes : une cuisine « posée » dans une pièce à rénover coûte plus cher qu’une simple installation.
  • Changer d’avis après validation : modifications tardives = nouveaux plans, nouvelles découpes, délais, surcoûts.
  • Multiplier les solutions sur-mesure là où des modules standard suffisent (surtout sur des petites différences de largeur).
  • Choisir un plan premium sans cohérence avec le reste (ex. céramique + meubles entrée de gamme) : budget déséquilibré.
  • Négliger l’ergonomie : un mauvais agencement entraîne des achats correctifs (rangements, éclairage, accessoires) après coup.
  • Oublier la ventilation : une hotte mal dimensionnée ou mal installée peut vous obliger à reprendre la sortie ou le mode recyclage.

Quand faire appel à un professionnel (et lequel)

Vous pouvez piloter votre projet, mais certaines étapes justifient un pro, surtout pour une cuisine équipée durable et conforme.

Le cuisiniste

  • Utile pour optimiser l’implantation, anticiper les contraintes, obtenir un plan 3D, gérer la commande.
  • Demandez un détail des références (quincaillerie, épaisseur caisson, type de charnières).

L’artisan poseur / menuisier

  • Indispensable si votre pièce n’est pas d’équerre, si vous avez un îlot technique, ou des finitions exigeantes.
  • Vérifiez assurance décennale et avis, et faites préciser les prestations incluses.

L’électricien et le plombier

  • À privilégier dès qu’il y a déplacement de réseaux, ajout de circuits, création de prises, modification d’évacuation.
  • La conformité et la sécurité priment : une erreur coûte beaucoup plus cher à rattraper.

Entretien et durabilité : penser coût sur 10 ans

Le « bon prix » n’est pas seulement le moins cher : c’est celui qui tient dans le temps.

  • Façades : nettoyez avec un chiffon microfibre et un produit doux ; évitez l’abrasif, surtout sur le mat.
  • Plan stratifié : attention à l’eau stagnante aux joints et autour de l’évier ; utilisez une planche à découper.
  • Pierre/quartz/céramique : très résistants, mais les joints et les chocs sur arêtes restent sensibles selon matériau.
  • Quincaillerie : des charnières/coulisses de qualité évitent le jeu et les réglages répétitifs.
  • Électroménager : changez filtres de hotte, détartrez, nettoyez les grilles ; un bon entretien réduit les pannes.

Conclusion

En 2026, le prix d’une cuisine équipée dépend surtout de l’équilibre entre mobilier, plan de travail, électroménager, pose et travaux annexes. Pour maîtriser votre budget, raisonnez en « coût complet », demandez des devis détaillés et gardez une marge pour les imprévus. En pratique, une cuisine durable et agréable à vivre se joue souvent sur trois points : une implantation cohérente, une quincaillerie de qualité et une pose soignée.

FAQ

Quel budget prévoir pour une cuisine équipée avec pose en 2026 ?

Pour une cuisine standard (sans gros travaux), comptez souvent entre 8 000 et 15 000 € en France, pose incluse, selon taille et électroménager. Une petite cuisine peut descendre sous 8 000 €, une cuisine avec îlot et matériaux premium peut dépasser 25 000 €.

Qu’est-ce qui coûte le plus cher dans une cuisine équipée ?

Les postes les plus impactants sont généralement le plan de travail premium (quartz/céramique/pierre), l’électroménager haut de gamme et les travaux annexes (électricité/plomberie/sol). Les rangements spécifiques (angles, coulissants, tiroirs multiples) pèsent aussi vite.

Peut-on réduire le prix sans sacrifier la qualité ?

Oui, en gardant de bons caissons et une quincaillerie fiable, en limitant les options coûteuses (découpes complexes, crédence intégrale, sur-mesure inutile) et en choisissant un électroménager adapté à vos usages réels.

Faut-il changer le sol avant de poser la cuisine ?

Idéalement oui, surtout si vous refaites le revêtement (PVC, carrelage, parquet) : cela évite les découpes approximatives et facilite une finition propre. Si vous ne changez pas le sol, vérifiez qu’il est bien plan.

Quel matériau de plan de travail offre le meilleur rapport qualité/prix ?

Pour beaucoup de projets, un stratifié premium ou un compact offre un excellent rapport qualité/prix : esthétique, facile d’entretien, et moins coûteux qu’un quartz ou une céramique.