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Prix moyen d’une isolation complète : repères
En France, pour une maison individuelle, le prix d’une isolation complète se raisonne au cas par cas. À titre indicatif, on observe souvent :
- Isolation “prioritaire” (combles + planchers bas + quelques points faibles) : environ 30 à 80 €/m² de surface habitable, selon l’accès, l’épaisseur et le type d’isolant.
- Isolation plus globale (combles + murs + planchers bas) : environ 80 à 200 €/m² de surface habitable.
- Rénovation performante (dont isolation extérieure, reprises de façades, traitement ponts thermiques) : on peut monter à 150 à 300 €/m² selon les finitions et contraintes.
Exemple très simplifié : pour une maison de 100 m², une enveloppe de 8 000 à 20 000 € est fréquente pour une isolation globale “classique”, et 15 000 à 30 000 € (voire plus) si l’on part sur une ITE avec finitions complètes et points singuliers complexes.
Ces fourchettes incluent généralement la fourniture et la pose, mais pas toujours les travaux induits (dépose de doublages, reprises électriques, ventilation, ravalement, etc.).
Ce qui fait varier le coût
Deux maisons de même surface peuvent avoir des devis très différents. Les principaux facteurs de prix sont :
- Le niveau d’ambition thermique : résistance thermique visée (R), épaisseur, continuité de l’isolation et traitement des ponts thermiques.
- La technique choisie : isolation des murs par l’intérieur (ITI) souvent moins chère que l’isolation par l’extérieur (ITE), mais l’ITE traite mieux certains ponts thermiques.
- L’accessibilité : combles difficiles d’accès, toiture complexe, échafaudage, hauteur de façade, présence d’un vide sanitaire étroit.
- L’état du bâti : humidité, murs irréguliers, enduits dégradés, fissures, nécessité de purger ou reprendre des supports.
- La présence d’amiante ou de plomb : diagnostics et procédures peuvent alourdir le budget.
- Les finitions : parements intérieurs (placo, enduits, peinture), bardage ou enduit de façade en ITE, habillage des tableaux de fenêtres, appuis, gouttières.
- La zone géographique : main-d’œuvre plus élevée dans certaines régions et en zones tendues.
Enfin, un point souvent sous-estimé : la ventilation. Après isolation, une VMC adaptée (simple flux hygro B ou double flux) peut être nécessaire pour éviter condensation et moisissures.
Prix par poste : combles, murs, planchers…
Isolation des combles perdus
C’est souvent l’action la plus rentable. Les prix courants :
- Soufflage laine minérale (laine de verre/roche) : environ 20 à 45 €/m².
- Soufflage ou épandage en ouate de cellulose : environ 25 à 55 €/m².
Le coût dépend de l’épaisseur (R visé), de la préparation (passerelles, rehausse de trappe, protection spots), et du traitement de l’étanchéité à l’air.
Isolation des combles aménagés / rampants
Plus technique (pare-vapeur, continuité, finitions). Comptez souvent 60 à 120 €/m² de rampants selon méthode (sous chevrons, entre chevrons, sarking).
Isolation des murs par l’intérieur (ITI)
Pour une ITI avec doublage isolant + plaques de plâtre, on voit souvent 50 à 110 €/m² de murs, selon isolant, épaisseur et complexité (réseaux, retours de tableaux, reprises).
Attention : l’ITI peut réduire la surface habitable et nécessite une gestion rigoureuse de la vapeur d’eau (pare-vapeur/ frein-vapeur selon le complexe).
Isolation des murs par l’extérieur (ITE)
L’ITE est plus chère mais performante et confortable. Fourchettes fréquentes :
- ITE sous enduit : environ 120 à 200 €/m² de façade.
- ITE sous bardage : environ 150 à 250 €/m² de façade.
Le prix varie avec l’échafaudage, les modénatures, les appuis de fenêtres, les débords de toit, les descentes EP, et la finition (enduit minéral/organique, bardage bois/composite/métal).
Isolation des planchers bas
Selon accès (sous-sol, vide sanitaire, plafond de garage) :
- Isolation sous-face (panneaux ou projection) : environ 30 à 80 €/m².
- Isolation par le dessus (si rénovation de sol) : peut grimper selon chape, ragréage, revêtement.
Menuiseries et ponts thermiques (à mettre en perspective)
Remplacer les fenêtres n’est pas toujours prioritaire avant d’isoler. Mais si vos menuiseries sont très anciennes, le poste peut peser lourd : souvent 500 à 1 200 € par fenêtre posée (plus pour baies). Les ponts thermiques (nez de dalle, liaisons murs/planchers) sont surtout bien traités par une ITE ou par des solutions spécifiques en ITI, avec un impact sur le budget et la performance réelle.
Matériaux et options : impact sur le budget
Le choix de l’isolant joue sur le prix, mais aussi sur le confort d’été, l’impact environnemental et la sensibilité à l’humidité.
- Laines minérales (verre/roche) : bon rapport performance/prix, très répandues, adaptées aux combles et doublages.
- Ouate de cellulose : bon confort d’été, intéressante en soufflage, nécessite une mise en œuvre soignée (densité, pare-vapeur selon paroi).
- Fibre de bois : bon déphasage (confort d’été), souvent plus chère, intéressante en ITE sous bardage ou en sarking.
- PSE (polystyrène expansé) en ITE : économique, performant, très courant sous enduit ; confort d’été plus limité que certains biosourcés.
- PUR/PIR : très performant à épaisseur réduite, utile quand on manque de place, mais budget plus élevé et vigilance sur la compatibilité vapeur.
Options qui peuvent augmenter le devis mais éviter des problèmes :
- Étanchéité à l’air (membranes, adhésifs, traitement traversées).
- Gestion de la vapeur d’eau (pare-vapeur/frein-vapeur adapté au mur).
- Traitement acoustique (notamment cloisons mitoyennes ou pièces bruyantes).
- Protection incendie et conformité (garage, sous-sol, locaux techniques).
Étapes d’un chantier d’isolation globale
- État des lieux : repérage humidité, ventilation, ponts thermiques, zones non isolées.
- Choix de la stratégie : prioriser combles, puis murs, puis planchers bas ; décider ITI vs ITE.
- Dimensionnement : R visé, épaisseurs, type d’isolant, traitement des points singuliers.
- Devis comparables : demander des devis par poste, avec surfaces, R annoncé, finitions et travaux induits.
- Préparation : protection du chantier, déposes éventuelles, reprise supports.
- Pose : isolation + membranes + traitement des jonctions, puis finitions (placo/enduit/bardage).
- Ventilation et réglages : indispensable pour pérenniser l’isolation.
- Contrôles : vérification des épaisseurs, continuité, éventuellement test d’étanchéité à l’air si rénovation ambitieuse.
Entretien et durabilité
Une isolation bien posée demande peu d’entretien, mais sa durabilité dépend de deux points : l’absence d’humidité et la continuité de la ventilation. Pensez à :
- Surveiller les signes de condensation (taches, odeurs, moisissures) surtout après une ITI.
- Entretenir la VMC : bouches, entrées d’air, nettoyage, réglages.
- Contrôler en combles l’absence d’écrasement de l’isolant, de nuisibles ou d’infiltration.
- En ITE, vérifier périodiquement l’état des finitions de façade (microfissures, chocs, encrassement).
Erreurs fréquentes qui coûtent cher
- Isoler sans traiter l’humidité : remonter des problèmes et dégrader murs et isolants.
- Négliger la ventilation : air intérieur dégradé, condensation, inconfort.
- Créer des ponts thermiques : jonctions mal traitées (planchers, tableaux, coffres de volets), performance réelle décevante.
- Choisir uniquement au prix au m² : sans regarder le R, les finitions, et les travaux induits.
- Oublier l’étanchéité à l’air : surtout en combles aménagés, l’efficacité peut chuter.
- Changer toutes les fenêtres avant d’isoler : parfois pertinent, mais souvent moins rentable que combles/murs ; mieux vaut raisonner globalement.
Quand faire appel à un professionnel (et comment choisir)
Pour une isolation complète, faire appel à une entreprise qualifiée est généralement indispensable, surtout si vous visez des performances élevées ou une ITE. Faites appel à un professionnel si :
- Vous envisagez une ITE (échafaudage, détails de façade, conformité).
- Vos combles sont aménagés (pare-vapeur, continuité, finitions).
- Vous suspectez de l’humidité (murs anciens, caves, remontées capillaires).
- Vous modifiez la ventilation ou l’équilibre du logement.
Pour comparer les devis, exigez :
- Les surfaces traitées et la résistance thermique (R) annoncée.
- Le détail des points singuliers (tableaux, appuis, nez de dalle, trappes, spots).
- Les finitions incluses (enduit, bardage, plaques, peinture, protections).
- Le planning, la gestion des déchets, et les garanties (décennale selon travaux).
Conclusion
Le coût d’une isolation complète de maison se situe souvent entre 80 et 200 €/m² de surface habitable, avec des écarts importants selon la technique (ITI/ITE), l’état du bâti et les finitions. Pour chiffrer juste, raisonnez par postes (combles, murs, planchers bas), vérifiez le R réellement posé, anticipez les travaux induits et ne négligez jamais ventilation et gestion de l’humidité. Une approche progressive (commencer par les combles, puis les murs et les planchers) permet souvent d’optimiser le budget tout en gagnant rapidement en confort.
FAQ
Quel est le poste le plus rentable pour commencer ?
En général, l’isolation des combles perdus offre le meilleur rapport efficacité/prix, car les pertes de chaleur par le toit sont importantes et la mise en œuvre est souvent simple.
ITE ou ITI : qu’est-ce qui coûte le plus cher ?
L’ITE est généralement plus coûteuse (échafaudage, finitions de façade), mais elle limite mieux certains ponts thermiques et préserve la surface habitable. L’ITI est souvent moins chère au m², mais demande une attention particulière à l’étanchéité à l’air et à l’humidité.
Faut-il changer les fenêtres en même temps que l’isolation ?
Pas systématiquement. Des fenêtres très anciennes peuvent justifier un remplacement, mais il est souvent plus efficace d’isoler d’abord le toit et les murs. Idéalement, on planifie fenêtres, isolation et ventilation ensemble pour éviter les incohérences (condensation, entrées d’air mal gérées).
Quel budget prévoir pour isoler une maison de 120 m² ?
À la louche, une isolation globale “classique” se situe souvent entre 10 000 et 24 000 €, selon les surfaces de murs, l’accès, les isolants et la part d’ITE/ITI. Seuls des devis détaillés par poste permettent d’être précis.
Comment éviter les moisissures après isolation ?
En traitant l’humidité à la source (infiltrations, remontées), en assurant une ventilation efficace (VMC adaptée) et en posant correctement les membranes (pare-vapeur/frein-vapeur) pour maîtriser les transferts de vapeur d’eau.